Escale 2006 - Algérie - Boîte aux trésors -
Panorama du cinéma algérien des origines à nos jours
Par : Simona Gabrieli , le vendredi 30 novembre 2007.

Sommaire :

Quel cinéma pour l’Algérie ?, p1
Naissance du cinéma algérien, p1
Les années 70, p2
Le cinéma de l’émigration, p2
La femme dans le cinéma algérien, p2
Le silence des années 90 et le regard sur la guerre civile, p3
Le cinéma beur, p3
Des références pour approfondir la question, p4

Quel cinéma pour l’Algérie ?

Théâtre de nombreuses productions cinématographiques étrangères dès la fin du XIX siècle, l’Algérie, au cours des années 50, voit apparaître ses premiers réalisateurs, qui, toutefois, n’ont que peu de possibilités de s’exprimer, surtout pendant les années de la lutte de libération. On n’assiste, au cours de ces années, qu’à la réalisation de quelques courts métrages (Les réfugiés, Les Infirmières de l’A.L.N., L’attaque des mines de l’Ouenza, L’Algérie en flammes, Yasmina) ; peu de longs métrages (Djazairouna, Les fusils de la liberté, La voix du peuple) sont produits par le Service du Cinéma du G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne). Première esquisse de la future organisation du cinéma algérien, cet organisme créé en 1960 témoigne de l’importance donnée au cinéma en tant qu’arme de lutte et de soutien au combat du peuple algérien pour son indépendance.
Le cinéma sera en effet l’un des domaines artistiques que le nouveau gouvernement indépendant choisira comme instrument d’affirmation de l’existence d’un Etat nation et de construction d’une nouvelle identité nationale. Comme dans d’autres domaines culturels, l’Etat y étendra sa politique de socialisation, notamment avec la nationalisation de l’industrie cinématographique en 1964, par le biais de la création du "Centre National du Cinéma Algérien" et "L’Institut National du Cinéma" et en 67, avec la création de l’ "Office National pour le Commerce et l’Industrie Cinématographique" (ONCIC).

Naissance du cinéma algérien

Le cinéma algérien naît essentiellement après l’indépendance, en 62, dans une logique de témoignage du triomphe de la lutte menée pour la libération nationale. Ce cinéma militant issu de la guerre de libération est représenté par des grands films inspirés des modèles occidentaux :

-  Le Vent des Aurès (66) et Chronique des années de braise (74) (Palme d’Or au festival de Cannes en 1975) de Mohamed Lakhdar-Hamina

-  La voie (67) de Mohamed Slimane Riad

-  L’aube des damnés (65) et L’opium et le bâton (69) d’Ahmed Rachedi

C’est parmi cette production qu’apparaît aussi La bataille d’Alger (66), de Gillo Pontecorvo, film italo-algérien qui obtient le Lion d’or à Venise la même année, mais qui devra attendre 1971 pour obtenir son visa d’exploitation en France.


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